Hier soir, ce fut ma plongée initiatique au sein des amateurs de LaFraise. Voilà j’en étais ! des accros aux tee shirts rigolos, des drogués de la vie du bon côté.


Sauf que voilà, il m’a fallu m’éclipser, laissant les chopes tourner, quittant le Strawberry and LVEB festival en pleine cueillette de nouvelles frimousses qui comptaient bien rattraper leur retard en mousse.


Ainsi, mes premiers autocollants « La vie est Belle » en poche, je ressentis l’envie de crier ma joie de vivre au monde entier.


Sur le court chemin qui me menait à mon fidèle destrier, je fus la victime d’une crise de stickage incontrôlée. Le premier objet qui eut mes faveurs fut un distributeur. Des préservatifs, logique pour mon comportement si hâtif. Après tout, si la vita è bella , protégeons-là !


Mais je ne pu m’arrêter sur ma lancée, il me fallait une autre idée. C’est elle qui me rattrapa, telle un banc de piranhas. Je les aperçu dans mon rétro, trop tard pour les griller au poteau.
Je me retrouvais bloquée au milieu de la randonnée roller hebdomadaire.


L’heure tournait, les rollers roulaient. L’un d’entre eux s’arrêta près de moi, pour me remercier de patienter. Zen, ressentant encore les effets euphorisants de mon nouveau traitement, je décidais de récidiver.
Une petite tape dans le dos plus tard, notre homme arborait fièrement un sticker, un poisson d’avril pas comme les autres, qui laissa à mes pensées le soin d’imaginer la vie d’une petite phrase anonyme pas si anodine.