Comme le chantait Jean-Patrick Capdevielle, ces clés étaient "perdu(es) dans le désert depuis trop longtemps" et je n’imaginais pas le moins du monde les recroiser un jour.
C’était il y a un bon mois, un lundi (...), après un pique-nique à base de pâtes fraîches en bord de Garonne au quai Saint-Pierre et sous le soleil exactement. Au moment d’en repartir j’y avais malencontreusement (ou comme un gland) oublié mon trousseau de clés. Le soir même, au moment de quitter la mine de sel (comme le dit si bien eFraid), je me rendis compte que je ne les avais plus. Arghhhh ! la nuit venait de tomber, j’étais à pied et surtout... je ne pouvais pas rentrer chez moi. Y’a pas moyen de le dire autrement : ça fait bien chier !
Passé l’anéantissement, car comme un malheur n’arrive jamais seul, je n’avais aucun double disponible. Sauf celle de la voiture, mais bien inutile car enfermée dans un placard de l’appart dont j’étais désormais banni. Je me mis donc en quête d’un serrurier pour une intervention de nuit. La porte serait traitée au pied de biche, mon chéquier au gros sel...
J’ai du choisir entre la disponibilité de l’artisan et les écarts de tarif incroyables (comment font-ils ?!!) parmi la flopée de professionnels de la sécurité que propose les pages jaunes, et dont les logos, en général, semblent avoir été dessinés sur une ardoise magique par un vieux chimpanzé sous angine.
J’ai donc pris rendez-vous avec un pro de la gâchette vers 21 heures devant la forteresse. Je prenais un peu d’avance ne voulant surtout pas le rater et montais dans le premier autobus pour le rejoindre. La charrette s’arrêta a quelques jours de marche pour une fourmi mais seulement à quelques pas pour moi de l’édifice de roche. Je me rendis compte qu’une des fenêtres de mon logis était ouverte, après une brève réflexion l’idée de passer de balcon en balcon me traversa l’esprit et par chance les voisins les plus proches était chez eux.
Je sonnais à leur porte en leur expliquant que je voulais rentrer chez moi en escaladant leur balcon, tel la Chemise de la nuit dans un Donjon Potron Minet.
Après une cascade que même Bebel au meilleur de sa forme aurait refusé de faire, j’entrais dans mon appartement, rassuré de ne pas avoir à attendre le serrurier dehors dans la nuit et le froid.
Il arriva à l’heure prévue et trouva plutôt bizarre que je lui ouvre la porte qu’il était venu défoncer. Passé les explications sur ma façon de pénétrer dans le logis, il examina les 2 serrures et on se mis d’accord pour changer celle qu’il ne pouvait que changer car il fallait bien que je puisse fermer en sortant. La brute armé d’un tournevis et d’une pince arracha la serrure comme une molaire. L’intervention ne dura pas plus de 2 minutes et en moins de temps qu’il n’en faut pour les perdres je me retrouvait avec un nouveau jeu de clés.
A un moment, attiré par je ne sais quoi, j’ai tourné la tête vers une étagère sur laquelle était posé un trousseau de clés, le trousseau n°2 celui qui contient des clés de seconde zone, (cave, cadenas, manoir...) et d’autres qui ne servent à rien, une d’entre elle attira mon attention car elle ressemblait à s’y méprendre aux triplettes qu’il venait de me remettre. Nous avons alors échangé avec le féru de verrou un regard aussi vide que le désert de Gobi.
_Et si ? ... non ?!
Lui : Vous êtes sûr de vouloir ?
_Oui , je veux savoir.
Il essaye donc la clef dans la serrure arrachée.
Lui : Désolé monsieur... je ne pouvais pas savoir.
_...
Pour rajouter de la rage à la rage, je venais donc de faire défoncer une serrure par un serrurier à qui j’avais ouvert la porte alors que j’avais la clé correspondante à 2 mètres de mes yeux ! Coup de la plaisanterie 200 euros !
Je raccompagne l’homme à la porte les yeux rougis comme Jack Nicholson dans Shinning avec une envie inouie de le mordre au garrot jusqu’au sang.
Sitôt après, pour calmer mes esprits je me met à la recherche du double des clés de la voiture, je me dirige donc tout naturellement vers l’endroit ou elle est sensée se trouver puisqu’elle trône depuis 1 an à la même place, je ne l’utilise jamais.
Le sort avait vraiment décidé de s’acharner, pas de clé ! Gros moment de panique ... je cherche encore, re-recherche, re-re-recherche... toujours rien.
Je me pose 5 minutes et arrive finalement à me souvenir que je l’avais testé le samedi précédent car l’autre donnait des signes de faiblesse au niveau de sa pile interne.
La constatation fut simple, la deuxième clé était dans la voiture, et je n’avais rien pour l’ouvrir.
Le lendemain après avoir essayé de pénétrer comme un voleur dans ma propre voiture en essayant différentes techniques, la solution finie par tomber grâce à SuperYaya) : une invention toute simple une pince/pipette dégottée chez Midica pour 4 euros ! En tordant légèrement le montant de la portière le tour était joué.
Ouf ! le double de l’auto était bien dans la boîte à gant !
La misérable aventure fut définitivement scellée aujourd’hui, lorsque je pris la décision de me rendre jusqu’à la section objets trouvés de la Mairie pour y retrouver, comme par miracle, ce trousseau de clés maudit auquel seul manquaient deux merveilleux porte-clés offerts par JackDaniels et Barbu*.


Commentaires
1. vendredi 24 novembre 2006 à 15:08, par daBUZZ
2. vendredi 24 novembre 2006 à 16:07, par effemair
3. vendredi 24 novembre 2006 à 16:09, par RMX
4. vendredi 24 novembre 2006 à 16:25, par cyrman :: site
5. vendredi 24 novembre 2006 à 20:49, par eFraid :: site
6. lundi 27 novembre 2006 à 10:41, par traffalfeult :: site
7. jeudi 30 novembre 2006 à 21:28, par JackDaniels
8. mardi 5 décembre 2006 à 12:19, par Daniel :: site
Ajouter un commentaire